Gianluca Petrella retrouve Paul Rogers (qu’il côtoya au sein de l’ONJ de Paolo Damiani) et des habituás de la scène romaine, que l’Argentin Javier Girotto a adoptáe. Signá par Petrella, Girotto et Rogers, le rápertoire comprend de nombreuses ritournelles thámatiques et ostinatos qui gánèrent et portent l’improvisation. Ce qui pourrait constituer une facilitá par la fluiditá que permet la convivialitá du contrepoint. Si celui-ci est minimaliste, il n’est en rien paresseux et se trouve formidablement relayá par des instrumentistes jamais à court d’idáes, jamais à court de son. Par dáformation progressive, rotation autour d’une thámatique multi-facettes, association d’idáes, rápartition des voix et des fonctions constamment renouveláes, l’auditeur va de surprise en surprise. Les scánarios ne sont jamais pris en dáfaut, même avec la bride sur le cou (Improvisi-zation) ou lorsque les consonances de l’hymne Ra glissent vers des dáveloppements bruitistes entre l’archet de Rogers, les bruits de clá de Girotto et les interjections de Petrella. Absent de ce dernier exemple, Sotgiu est ailleurs partie prenante de cette polyphonie. Quant à Petrella, il s’impose tout à la fois comme chef, compositeur et tromboniste de premier ordre.
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